comment faire son compost à la maison
Choix du composteur, équilibre des matières, gestes courants et résolution des problèmes.
Faire son compost domestique demande un composteur adapté à son habitat (extérieur en bois ou plastique pour maison avec jardin, lombricomposteur en appartement, bokashi pour balcon), un équilibre 50/50 ou 60/40 entre matières azotées (vertes) et carbonées (brunes), une aération tous les 15 jours et une humidité d’éponge essorée. Compter 6 à 12 mois pour un compost mûr.
- Composteur : adapté à l’habitat (jardin/balcon/appartement).
- Équilibre : 50/50 ou 60/40 brun/vert (carbone/azote).
- Aération : retourner tous les 15 jours.
- Maturation : 6-12 mois pour compost utilisable.
Choisir le bon composteur selon son habitat
- Maison avec jardin : composteur extérieur en bois ou plastique 300-800 L selon le volume de déchets. Surface au sol nécessaire 0,5-1 m². Bois plus esthétique mais durée 5-10 ans, plastique plus durable.
- Appartement avec balcon : lombricomposteur intérieur (avec vers Eisenia foetida), format compact (40-60 L), peu odorant si bien entretenu.
- Balcon : bokashi (système anaérobie par fermentation) qui demande un composteur de finition extérieur.
- Grand jardin : tas libre possible (cordon de matières au sol), pratique pour grandes quantités mais moins propre.
Éviter les modèles trop petits (moins de 200 L pour un foyer) qui se remplissent trop vite et empêchent la maturation.
Quoi composter et en quelles proportions
L’équilibre matières est la clé du compost qui fonctionne sans odeur.
Matières azotées (« vertes ») : épluchures de fruits et légumes, marc de café avec filtre, sachets de thé, tontes de gazon fraîches, fleurs fanées, restes de cuisine végétaux.
Matières carbonées (« brunes ») : feuilles mortes, paille, foin, carton non glacé en morceaux, papier journal, sciure de bois non traitée, branches broyées.
Équilibre cible : 50/50 par volume, idéalement 60 % de brun pour 40 % de vert.
- Trop d’azote : compost qui sent mauvais, texture pâteuse, mouches.
- Trop de carbone : compostage très lent, peu d’activité biologique.
Règle pratique : après chaque apport important de matière verte, recouvrir d’une couche de matière brune. Garder une réserve de brun à proximité du composteur.
Ce qu’on peut composter
- Épluchures de fruits et légumes, restes de salade, fanes.
- Marc de café avec filtre, sachets de thé.
- Coquilles d’œufs broyées (apport de calcium).
- Tonte de gazon en fine couche après séchage.
- Feuilles mortes broyées si possible.
- Carton non glacé en morceaux (boîtes œufs, rouleaux papier toilette).
- Paille, foin, sciure non traitée.
- Petites branches broyées (sur grand composteur).
- Cendres de bois en très petite quantité.
Ce qu’il ne faut PAS composter
- Viande, poisson, os : odeurs putrides, attire rats et chats.
- Produits laitiers, fromages, œufs entiers : fermentation odorante.
- Agrumes en quantité : acidité élevée, ralentit le processus.
- Oignon, ail en grande quantité : antibactériens, perturbent la flore.
- Plantes malades (mildiou, oïdium) : transmettent les pathogènes.
- Mauvaises herbes en graines ou racines traçantes (chiendent, liseron).
- Déjections animaux carnivores (chien, chat) : risques sanitaires.
- Plastique, métal, verre, bois traité : non décomposables.
Gestes courants pour un compost qui fonctionne
- Aérer tous les 15 jours : remuer les couches avec une fourche pour oxygéner. Décomposition aérobie plus rapide et moins odorante que l’anaérobie.
- Surveiller l’humidité : consistance d’éponge essorée. Trop sec = activité arrêtée, trop humide = pourriture.
- Couvrir d’une couche brune après apport vert important : limite les odeurs et les mouches.
- Broyer les éléments durs : grosses branches, trognons de chou, noyaux. Broyer accélère.
- Varier la granulométrie : ne pas tout déposer en couche compacte. Alterner gros et fin.
Combien de temps avant d’utiliser
Un compost domestique mûr demande 6 à 12 mois selon le contenant, l’équilibre, le climat et le soin.
Aspect d’un compost mûr : terreau brun foncé, friable, odeur agréable de sous-bois, structure homogène où les matières d’origine ne sont plus identifiables.
Aspect d’un compost qui n’est pas prêt : on reconnaît encore les épluchures, les feuilles entières, le marc visible. À laisser maturer plus longtemps.
Tamiser pour utilisation : tamis large (1-2 cm de maille). Le compost fin part au jardin, les morceaux non décomposés retournent au composteur.
Usage : amendement de fond au pied des plantes (1-3 cm en surface), incorporation au substrat, mélange à du terreau pour pots (30-50 % de compost).
Un composteur familial bien tenu produit 100-200 kg de compost par an, suffisant pour un petit potager et quelques massifs.
Problèmes courants et solutions
- Odeurs nauséabondes (ammoniac, putride) : trop d’azote ou trop d’humidité. Ajouter matière brune, aérer en retournant.
- Mouches en nuage : matières vertes laissées à la surface. Couvrir systématiquement d’une couche brune.
- Trop sec (compost qui ne chauffe pas) : arroser légèrement, mélanger pour répartir l’humidité.
- Trop humide (compost détrempé) : ajouter matières brunes sèches, brasser pour assécher.
- Pas d’activité, pas de chauffe : composteur trop carboné. Ajouter matière verte (épluchures, marc, tonte).
- Rongeurs : présence de viande/poisson, composteur non protégé. Vérifier les apports, fermer le couvercle, poser un grillage fin sous le composteur.
- Compost en hibernation l’hiver : normal en zone froide. L’activité reprend au printemps.
Quel composteur choisir ?
Maison avec jardin : composteur extérieur en bois ou plastique 300-800 L. Appartement : lombricomposteur intérieur (40-60 L). Balcon : bokashi avec composteur de finition extérieur. Grand jardin : tas libre possible. Éviter les modèles trop petits (< 200 L).
Que peut-on composter ?
Épluchures fruits/légumes, marc de café avec filtre, sachets de thé, coquilles d’œufs broyées, tonte de gazon, feuilles mortes, carton non glacé, paille, sciure non traitée. Équilibre 50/50 ou 60/40 brun/vert.
Combien de temps pour un compost mûr ?
6 à 12 mois selon le contenant, l’équilibre, le climat et le soin. Aspect terreau brun, friable, odeur de sous-bois. Tamiser à 1-2 cm pour utilisation, les morceaux non décomposés retournent au composteur.
Pourquoi mon compost sent mauvais ?
Trop d’azote (matières vertes) ou trop d’humidité, ce qui crée un milieu anaérobie odorant. Solution : ajouter matière brune (feuilles mortes, carton broyé), aérer en retournant. Odeurs disparaissent en quelques jours.
Faut-il aérer le compost ?
Oui, retourner tous les 15 jours pour oxygéner. La décomposition aérobie est plus rapide et moins odorante. Sur composteur classique, fourche dédiée. Sur composteur rotatif, simple rotation manuelle.
Un compost réussi, c’est une éponge essorée brassée régulièrement. Le reste se passe tout seul.