Jardin · Aménagement extérieur

Jardin des Plantes de Montpellier

le plus ancien jardin botanique de France

Créé en 1593, le doyen des jardins botaniques français se visite librement, entre serres anciennes et collections méditerranéennes.

Allée pavée d'un jardin botanique bordée de cactus et de plantes grasses sous une verrière.
Réponse rapide

Le Jardin des Plantes de Montpellier est le plus ancien jardin botanique de France. Créé en 1593 par Pierre Richer de Belleval sous Henri IV, il s’étend sur environ 4,5 hectares et rassemble près de 2 680 espèces. Rattaché à l’université de Montpellier, il se visite gratuitement.

  • 1593 : fondation sous Henri IV, le plus ancien de France.
  • ~2 680 espèces, dont de nombreuses plantes méditerranéennes.
  • Entrée libre : horaires à vérifier selon la saison.

Le plus ancien jardin botanique de France

À deux pas de la faculté de médecine, en plein centre de Montpellier, s’étend un jardin qui n’a l’air de rien et qui est pourtant unique en France. C’est le plus ancien jardin botanique du pays. On y entre librement, on s’y promène entre des serres anciennes et des collections méditerranéennes, et on repart avec le sentiment d’avoir traversé quatre siècles.

Le jardin naît en 1593, sur des lettres patentes du roi Henri IV. Sa création est confiée à Pierre Richer de Belleval, professeur de botanique et d’anatomie. L’idée est neuve pour la France : réunir au même endroit des plantes vivantes pour les étudier, les nommer, les comparer.

Montpellier n’invente pas le principe. Le jardin s’inspire de celui de Padoue, en Italie, créé quelques décennies plus tôt. Mais il devient à son tour un modèle : le Jardin des Plantes de Paris, fondé en 1626, lui doit beaucoup. Ce détail chronologique place Montpellier à l’origine d’une longue tradition botanique française.

Une histoire née de la médecine

Si ce jardin existe, c’est d’abord à cause de la médecine. Montpellier abrite l’une des plus anciennes facultés de médecine d’Europe, et à l’époque, soigner passait par les plantes. Connaître les végétaux, savoir les reconnaître et distinguer les espèces utiles des espèces dangereuses faisait partie de la formation des médecins et des apothicaires.

Le jardin est donc pensé comme un outil pédagogique. On y cultive les plantes médicinales pour que les étudiants les voient, les touchent, apprennent à les identifier autrement que dans un livre. Cette vocation d’enseignement ne s’est jamais complètement perdue : le lieu garde cette double nature, à la fois collection scientifique et espace ouvert au public.

Au fil des siècles, le jardin s’agrandit et se transforme. Le XIXe siècle, en particulier, lui donne une bonne partie de son visage actuel, avec l’aménagement de nouveaux espaces et la construction de serres.

Ce qu’on vient y voir aujourd’hui

Le jardin rassemble environ 2 680 espèces de plantes. Une partie pousse en pleine terre, une autre est abritée sous verre. Parmi elles, plusieurs centaines sont des espèces méditerranéennes, ce qui donne au lieu son caractère : on est bien dans le sud, et la végétation le rappelle.

Les collections et les serres

La promenade se fait par tableaux. Un secteur regroupe les plantes par familles, dans ce qu’on appelle le jardin systématique : les espèces y sont classées comme dans une bibliothèque vivante, ce qui aide à comprendre les liens entre les végétaux. Ailleurs, des serres protègent les plantes qui ne supporteraient pas l’hiver dehors, venues de climats plus doux ou plus humides.

On croise aussi un bassin, des allées ombragées et de vieux arbres au tronc large, dont certains ont largement dépassé le siècle. Le jardin ne cherche pas l’effet spectaculaire ; il se découvre en marchant, section après section, à hauteur de regard.

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Début du XIXe siècle

L’orangerie

Construite au début des années 1800, elle servait à mettre les agrumes et les plantes sensibles à l’abri du froid pendant l’hiver. C’est l’un des bâtiments qui marquent l’entrée du jardin dans son âge moderne.

Un espace d’arbres

L’arboretum

Aménagé un peu plus tard dans le siècle, il réunit des arbres sur un même espace. On y lit le temps long de la botanique : certains sujets sont là depuis des générations de visiteurs.

Une note paysagère

Le jardin à l’anglaise

Avec son bassin et ses lignes plus libres, il tranche avec l’ordre du reste. Ces strates successives font qu’on lit, en se promenant, plusieurs époques d’aménagement.

Coins et curiosités

Le Jardin des Plantes de Montpellier a ses recoins et ses histoires. Le plus célèbre est le tombeau de Narcissa. La légende, tenace, raconte qu’une jeune Anglaise y aurait été enterrée en secret au XVIIIe siècle. Vraie ou embellie, l’histoire a laissé une trace : une tradition veut qu’on glisse un mot, un poème ou un vœu près de ce tombeau. Le lieu attire encore les curieux et les amoureux.

Au-delà de cette légende, le jardin garde ce charme un peu suranné des endroits qui ont traversé le temps sans se refaire une beauté à tout prix. Les allées, les vieux murs, les serres patinées : l’ensemble a une âme, et c’est sans doute ce qu’on retient une fois ressorti.

Préparer sa visite

Bonne nouvelle pour le budget : l’entrée du jardin est libre. On peut y passer une demi-heure comme une matinée, selon l’envie. Reste à tomber au bon moment.

Pourquoi ce jardin compte encore

On pourrait croire qu’un vieux jardin botanique n’est plus qu’un décor. Ce serait passer à côté de l’essentiel. Le lieu reste un espace de recherche et de conservation : on y étudie des espèces, on en préserve certaines, on transmet un savoir sur le végétal qui remonte à plus de quatre siècles.

Derrière la promenade tranquille se cache une continuité rare : le même endroit, la même mission — regarder les plantes de près pour mieux les comprendre — depuis 1593. En repartant par la grille, on se dit qu’il faudra revenir à une autre saison, pour voir ce qui aura changé.

Quand a été créé le Jardin des Plantes de Montpellier ?

Il a été créé en 1593 sur des lettres patentes du roi Henri IV, sous la direction de Pierre Richer de Belleval. C’est le plus ancien jardin botanique de France.

L’entrée du Jardin des Plantes de Montpellier est-elle gratuite ?

Oui, l’entrée est libre. En revanche, les jours et horaires d’ouverture varient selon la saison : mieux vaut les vérifier sur le site de l’université de Montpellier ou de l’office de tourisme avant de s’y rendre.

Qu’est-ce qu’on peut voir dans le Jardin des Plantes de Montpellier ?

Environ 2 680 espèces, dont de nombreuses plantes méditerranéennes, un jardin systématique classant les espèces par familles, des serres anciennes, une orangerie du début du XIXe siècle, un arboretum et un jardin à l’anglaise.

Pourquoi ce jardin est-il lié à la médecine ?

Il a été conçu comme un outil d’enseignement pour la faculté de médecine de Montpellier, l’une des plus anciennes d’Europe. À l’époque, connaître les plantes médicinales faisait partie de la formation des médecins et des apothicaires.